Enseignement-Recherche

La boîte à questions : Samuel Vergè chargé de recherche Inserm

Samuel Vergès est chargé de recherche Inserm. Ce physiologiste mène ses recherches au sein du laboratoire Hypoxie PhysioPathologie (UJF/INSERM).

Pourquoi avoir choisi Grenoble et l’UJF pour mener vos recherches?
Samuel Vergès : A vrai dire Grenoble est une ville particulièrement dynamique et attractive dans le domaine de la recherche scientifique en France, notamment grâce à la présence de l’UJF et aux actions menées par ses laboratoires de recherche. D’autre part, mes thématiques de recherche sont intimement liées aux milieux de montagne : je m’intéresse en effet à la physiologie de l’exercice et à l’hypoxie, un état dans lequel un organisme est soumis à une diminution d’oxygène. Ce phénomène peut par exemple se produire lorsqu’on prend de l’altitude. De ce fait, l’environnement de montagne caractéristique de la ville de Grenoble en fait sans doute le meilleur endroit en France pour mener mes recherches.

Vous parlez de physiologie de l’exercice, qu’est-ce que ce terme recouvre ?
S. V. : Pour être précis, dans le cadre de mes travaux je conduis deux types de recherches en rapport avec l’exercice physique. Dans un premier temps, j’étudie comment dans certaines conditions bien particulières, un exercice devient plus difficile à réaliser. En altitude, l’effort nécessaire pour réaliser une activité physique spécifique sera par exemple plus conséquent pour l’organisme qu’en basse altitude. Cette particularité est due à la diminution de la pression en oxygène dans l’air ambiant quand on s’élève. Ces observations sont notamment utilisées pour affiner nos connaissances physiologiques chez les malades respiratoires car à basse altitude ces patients ressentent des effets similaires à ceux éprouvés par des sujets sains et entraînés au-dessus de 4 000 mètres d’altitude. Dans un deuxième temps, j’essaie de comprendre comment un exercice régulier peut avoir un effet analogue à celui d’un médicament. Une activité physique suivie, un entrainement à l’effort peuvent en effet agir comme un véritable remède pour beaucoup de patients présentant des pathologies respiratoires variées. Mieux comprendre les mécanismes physiologiques liés à l’hypoxie et à l’activité physique, c’est donc utiliser au mieux cet entraînement à l’effort chez des individus malades.

Vos thèmes de recherches semblent particulièrement étendus, collaborez-vous souvent avec d’autres équipes de recherche ?

Lire la suite sur http://www.ujf-grenoble.fr

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