1/ Qui êtes vous ? Quel est votre parcours ?

Je suis un immigré grenoblois, arrivé il y a 20 ans pour étudier à GEM. J’ai eu la chance de trouver à Grenoble une culture et des valeurs qui me correspondaient … et beaucoup de personnes tres sympathiques qui m’ont donné envie de rester et de m’installer. Ca a été en particulier le cas de Thierry Grange – fondateur et directeur de GEM- et de Daniel Pilaud qui dirigeait alors PolySpace Technologies. J’ai rejoins la startup alors hébergée à l’INRIA et je devais etre le premier non-ingénieur de la bande. C’est comme ca que je suis tombé dans les métiers de la Tech et dans l’entrepreneuriat.

Apres avoir accompagné la croissance de la société pendant quelques années, nous l’avons adossée à MathWorks, un groupe américain qui est encore bien présent à Grenoble. J’ai alors accompagné la reprise d’Itris dont j’ai pris la présidence en 2012. Je suis donc resté dans l’édition de logiciels dans des milieux industriels et techniques (et internationaux). Chez Itris j’ai eu la chance d’être accompagné par des Business Angels et des VCs et d’apprendre tous les jours un peu plus ce que développer une entreprise de technologie veut dire. Je suis intimement convaincu que l’entrepreneuriat est un compagnonnage et j’ai été un Padawan comblé.

En parallèle, j’ai toujours été très impliqué dans l’écosystème à travers le réseau de diplômés de GEM (que j’ai présidé), Minalogic, Digital League (ex Grilog), France Digitale … mais aussi des structures plus tournées vers la transmission comme Entreprendre pour Apprendre. Depuis quelques années, je m’intéresse aussi beaucoup à la thématique de l’échec et à son acceptation par la société. Je le fais sous forme de travaux pratiques en tant que parrain au sein de 60000 Rebonds et sur une dimension plus témoignages comme organisateur de la Failcon.

Enfin, j’aime aussi accompagner des entrepreneurs. C’est ce qui m’a poussé à rejoindre l’aventure Startup Maker et à m’impliquer auprès de projets tels que Attentive Ads et Inventhys.

 

2/ Qu’est-ce qui vous a poussé à candidater ?

 

Avant tout, l’envie de continuer le mouvement initié dès 2014 au moment de la candidature pour la labelisation French Tech. Nous avons su à Grenoble mobiliser tout l’écosystème très rapidement, dans une logique d’intérêt commun qui se retrouve encore aujourd’hui à la fois dans notre structuration et dans nos valeurs. J’avais naturellement rejoint l’initiative au tout début, par plaisir de collaborer au mouvement collectif et parce que je suis très attaché à Grenoble.

Lorsque Daniel Pilaud a annoncé qu’il ne comptait pas briguer un deuxième mandat à la présidence, nous étions deux dans l’équipe sortante – avec Jonathan Bonzy – à nous engager pour continuer au Comex. Jonathan ne pensait pas être assez disponible et pour ma part je voulais avant tout donner à tous les projets engagés depuis deux ans la chance d’aboutir.

Au delà de cette volonté de poursuivre l’élan, je porte aussi des valeurs et des convictions autour de l’engagement, de l’inclusivité et de la collectivité. Je crois que c’est ce qui me pousse à m’engager.

Et puis, n’oublions pas le facteur plaisir ! il y a chez French Tech in the Alps-Grenoble énormément de personnes avec lesquelles j’ai beaucoup de plaisir à partager et à travailler. La dimension humaine est un moteur très fort.

 

3/ Quelle est votre vision pour French Tech in the Alps-Grenoble ?

 

Au delà des valeurs énoncées ci-dessus, la vision sera avant tout celle que nous co-construirons ensemble avec le Codir, l’équipe, le Conseil de Surveillance, tous les sociétaires et nos partenaires. Je crois que la FrenchTech, telle que nous l’avons définie, n’est la propriété de personne, parce qu’elle est au service de tous. Il s’agit d’un pouvoir d’entrainement qui doit inspirer. Du « pouvoir de » et non pas du « pouvoir sur ».

Ensuite, concernant les modalités, le ‘comment’ – qui est aussi important que le ‘quoi’ – je crois dans la frugalité, en particulier quand il s’agit d’argent public, et au travail sous contraintes qui oblige à être créatif et à monter des projets qui servent vraiment, sans gaspillage de ressources et d’energies. C’est d’ailleurs pour cette raison que le modele d’entreprise que nous avons choisi et la grande attention portée aux business models des projets sont particulièrement pertinents à mon sens.

Je crois aussi que nous devons avoir une ambition légitime pour nos entreprises et notre écosystème. Il y a à Grenoble une horizontalité des relations et un esprit critique qui sont les marqueurs d’une certaine humilité. C’est une force … mais elle ne doit pas empêcher de se projeter vers des horizons lointains avec des projets qui profitent à tous. Nous avons une tradition d’innovation technique ET sociétale. Il ne faut pas oublier cette dualité  et  s’en servir pour construire des projets de développement pour nos entreprises durables, générateurs d’emplois et soucieux du bien commun.

 

4/ Vous étiez membre du Comex depuis la création de la SCIC il y a deux ans. Quels vont être les éléments de changement et de continuité que vous souhaitez porter ?

 

Notre SCIC opère en effet depuis un peu plus de deux ans avec une formidable dynamique. C’est d’ailleurs pour moi l’occasion de remercier toutes celles et ceux qui se sont impliqués, en immense majorité bénévolement, pour construire notre structure et nos projets. Merci aux sociétaires. Merci aux équipes, Merci à tous les partenaires.

Je l’ai dit, un des enjeux est de faire aboutir les projets et de les enraciner. Les cycles de développement sont longs et il convient d’accompagner et renforcer les initiatives engagées telles que le Campus (deja très solide mais encore porteur de nombreuses promesses), Coopventure, Transfo, Coopindus, Territoires Solutions, Avant Première … Le fonctionnement en mode projet est puissant et source de résilience. Je veux le perpétuer.

La logique de continuité est aussi présente dans le fait de cultiver nos relations avec nos partenaires locaux (dont les collectivités), alpins (à travers l’Alliance FrenchTech in the Alps), nationaux (la mission FrenchTech évidement) et internationaux (en lien avec la politique d’attractivité et de rayonnement du territoire).

Les éléments de changement sont a chercher du côté du renforcement de notre action. C’est vrai avec notre gouvernance qui est étendue. C’est vrai aussi avec le fait de se doter d’objectifs, de mettre en place des outils de pilotage et de développer notre lisibilité et notre visibilité. Ce sont des chantiers prioritaires des prochains mois. Et nos sociétaires auront bien sur vocation à orienter nos actions !

 

5/ Pourquoi avoir fait le choix d’une liste à 14 personnes

 

La raison principale pour la proposition d’une liste étendue est que l’appel a candidature a suscité beaucoup d’enthousiasme ! C’est une très bonne nouvelle pour notre collectif ! Face à cette dynamique, nous avons voulu saisir l’opportunité de renforcer nos instances pour être plus créatifs, plus disponibles et plus représentatifs. Le coeur du comité de direction reste ainsi composé d’entrepreneurs mais nous accueillons aussi des représentants de grands groupes ou de l’enseignement. Avant tout, ce sont des sociétaires engagés qui ont le souci de donner du temps et de l’énergie à notre écosystème et de participer au développement de projets collectifs.

C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés avec 14 personnes* qui pourront assumer, sur un pied d’égalité, l’ensemble des missions d’animation et de représentation qui incombent à notre équipe.

Si cette formule s’avère adéquate, je proposerai d’ailleurs d’élargir notre Comex statutaire dès les prochaines élections… et j’ai à coeur dès maintenant de pousser encore plus l’entrepreneuriat technologique féminin pour que notre objectif de parité ne soit pas qu’une vue de l’esprit !

 

* Les 13 autres membres du codir – dont 7 membres du comex statutaire – sont :

Jonathan Bonzy (Une Petite Mousse), Frederic Dulac (Eolas), Philippe Mattia (Le Carré), Raphael Meyer (Lancey Energy Storage), Daniel Pilaud (IT-Translation), Marie Poulle (Lovebox), Renaud Cornu-Emieux (GEM et Campus Numérique in the Alps), Senan Doyle (Pixyl), Thierry Fensch (ST), Thibault Pepin (Le Cerf à Lunettes), Jean-Pierre Ramoul (Voxity), Philippe Rase (HPE), Quentin Supernant (Colaunch et Startup Weekend Grenoble)

Retrouvez plus d’informations sur cette nouvelle équipe de direction en consultant notre article récapitulatif de l’Assemblée Générale ! (Cliquez juste en dessous)

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