Les statuts sont à peine déposés, mais la start-up health tech Magia, incubée chez Linksium a déjà un bel avenir devant elle. 

Nous sommes partis à la rencontre de Paul, qui porte le projet avec 4 autres personnes et qui travaille sur le projet depuis deux ans et demi !

Que propose Magia ?

Breaking News : rdv à la fin de l’article pour voir Paul pitcher sur PériScope

La start-up health tech a développé un dispositif d’analyses biologiques rapide pour rendre davantage et plus rapidement accessibles les analyses qui sont aujourd’hui effectuées dans les laboratoires d’analyses.

Aujourd’hui, seules les analyses très communes bénéficient de dispositifs d’analyse rapide. Magia souhaite aller plus loin.

La start-up health tech veut permettre aux entreprises de diagnostic et aux entreprises pharmaceutiques de répondre aux besoins des ONG et praticiens hospitaliers dans les services d’urgence.

L’idée de Magia est de délocaliser les analyses que ces entreprises effectuent habituellement dans des laboratoires pour les faire directement sur le terrain.

Magia a développé pour cela une sorte de processeur pour le diagnostic, auquel les entreprises de diagnostic et pharmaceutiques peuvent intégrer leurs tests biologiques.

Concrètement, le dispositif permet au praticien de prendre une décision dans les 15 minutes. C’est donc une avancée précieuse lorsque la situation est urgente et que la décision à prendre peut impacter le pronostic vital du patient. C’est aussi un levier pour décharger plus rapidement les urgences.

Comment ce processeur pour le diagnostic fonctionne ?

La technologie est issue de 15 ans de recherches au CNRS, qui a développé tout un savoir-faire en micro magnétisme, sur la base de micro aimants et de particules magnétiques.

En fait, les particules magnétiques sont comparables à des lignes de pêche. Et nous sommes capables de greffer au bout de ces lignes un anticorps, qui est capable de capturer spécifiquement une bactérie, un virus ou une protéine d’une maladie à détecter. L’anticorps ainsi greffé se conduit donc comme un hameçon spécifique au virus que nous cherchons à détecter.

Aujourd’hui, ce procédé se fait dans de gros automates. Magia souhaite le rendre possible dans un petit dispositif de 20x20cm, beaucoup moins onéreux et qui serait capable de faire une analyse rapide avec une simple goutte de sang prise au bout du doigt.

C’est une technologie de rupture qui vient démocratiser ces tests qu’on dit “point of care”, c’est-à-dire délocalisés. 

D’où est née l’idée ?

L’idée de la start-up est née d’une discussion fortuite avec Guillaume Blaire, mon actuel associé et co-inventeur de la technologie Magia. C’était en fin septembre 2012, je revenais des Etats-Unis où j’avais travaillé sur des dispositifs d’analyse rapide. Et lui travaillait sur cette technologie micro magnétique au sein du laboratoire. Je lui ai dit que cette technologie pouvait être avantageusement utilisée dans le domaine immunologique. Il a testé, et ça a marché.

Guillaume était alors thésard, il a changé l’objet de sa thèse pour travailler d’arrache-pieds sur sa technologie. Un brevet a été déposé, et un an et demi plus tard, je reçois un coup de fil de son directeur de thèse, qui me demande si ça m’intéresse d’aller aider Guillaume à lancer une start-up. J’ai accepté car c’était mon objectif en rentrant des Etats-Unis que de travailler dans le domaine des start-up !

J’ai appris le métier à Linksium, on a gonflé l’équipe…

L’équipe de Magia

Magia compte 8 co-fondateurs dont 5 opérationnels, 2 conseillers scientifiques et Linksium

En partant de la gauche vers la droite, l’équipe est composée de :

Cédric Bruix qui travaille sur la stratégie financière, le lien avec les investisseurs.

Guillaume Blaire, CTO, qui travaille sur la partie technique,

Sarah Delshadi, responsable du développement des tests biologiques,

Paul Kauffmann, CEO, qui assure la gestion commerciale et un peu de gestion de projet,

Mario Fratzl, responsable du développement mécanique,

Pour les contacter, c’est par ici !

De quel accompagnement bénéficiez-vous ?

Magia a tout d’abord bénéficié de l’aide du laboratoire G2Elab qui a subventionné sur ses propres deniers Paul et Guillaume avant d’amorcer le programme de transfert technologique. C’est important de le souligner car sont les premiers à avoir cru en nous.

Magia fait désormais partie depuis plus de 2 ans d’un programme de valorisation en lien avec la SATT grenobloise Linksium. 

Pendant la première année, Magia était en “maturation” au sein de Linksium. Cette période doit permettre de développer la preuve de concept technique tout en validant l’intérêt du marché.

La technologie est issue de 15 ans de recherches au CNRS. On est partis d’un savoir-faire et de premiers résultats scientifiques qu’on a développés et qu’on a optimisés pour arriver aujourd’hui à un petit prototype.

Ensuite, le projet est entré en “incubation”, dont l’objectif est d’établir un business model et de le valider auprès de clients.

 

 Découvrez la SATT Linksium !

SATT comme Société d’Accélération du Transfert de Technologies.

14 SATT existent en France, elles ont pour objectif de valoriser la recherche. 

La spécificité de Linksium tient à son modèle, qui résulte du choix d’intégrer la création d’entreprise comme voie privilégiée de transfert de technologies. 

Linksium se positionne sur les domaines health tech, clean tech, matériaux & procédés, numérique, sciences humaines et sociales.

Plus d’infos sur Linksium <

Le prototype et les objectifs pour la suite

L’objectif est d’arriver à quelque chose d’extrêmement simple d’utilisation et de sécurisé, de manière à ce que le patient ait juste à poser sa goutte de sang, sans aide d’infirmière, que ce soi aussi simple qu’une analyse de glycémie pour un diabétique.

Aujourd’hui, nous travaillons sur la détection d’agents infectieux de paramètre inflammatoire et relatif au cancer en lien avec des entreprises et hôpitaux partenaires.  

 

Votre parcours en quelques dates ?

 

Octobre 2012 : 1ère discussion entre Guillaume et Paul

2014 : Le brevet est déposé 

2014 : Guillaume termine sa thèse

Décembre 2014 : Paul s’engage dans le projet

“A partir de ce moment là, on s’est focalisé sur le projet”

En été 2015 : le projet entre en maturation au sein de la SATT Linksium pour 1 an.

“On a développé la technologie, on a développé notre première preuve de concept, on a montré qu’il y avait un intérêt des industriels”.

Juillet 2016 : Magia entre en incubation, toujours chez Linksium.

Depuis Juillet 2017 : la start-up Magia est créée.

 

Pour contacter l’équipe de Magia, c’est par ici !

 

Cliquez ici pour voir Paul pitcher !

 

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