Une jeune pousse grenobloise dont on a pas fini d’entendre parler…

Clotoo, c’est l’imprimante 3D du même nom & une plateforme d’impression 3D en ligne. C’est la volonté de démocratiser l’accès à l’impression 3D. C’est aussi une équipe de 3 personnes, enrichie de deux étudiants qui ont rejoint l’aventure le temps d’un stage et d’experts du Carré qui viennent mettre la main à la pâte de temps à autres ! Bien entourée au sein du Carré, l’accélérateur post-incubation basé à Seyssins, Clotoo est une start-up qui a de l’ambition.

Rémy Oliel, co-fondateur de Clotoo, nous a ouvert les portes de sa start-up pour nous en dire plus…

Clotoo en deux mots ?

Clotoo fait le manufacturing 4.0 et notamment de l’impression 3D en réseau. La volonté est de répondre au besoin qu’ont la plupart des entreprises de produire à un moment donné des petites séries, micro séries, et même des prototypes pour avoir en main l’objet dont ils sont en train de réaliser la conception.

Ce marché représente 10 milliards de $.

En quoi Clotoo se démarque des autres entreprises d’impression 3D ?

L’imprimante 3D coûte cher : entre 50 000 et 100 000 €. C’est problématique pour les TPE et PME qui n’ont pas les moyens de débourser autant d’argent pour un besoin ponctuel.

La plupart du temps, on cherche à se tourner vers des services d’impression 3D qui sont finalement des imprimeurs : on envoie des plans et des opérateurs nous aident pour obtenir un rendu très poussé. C’est pour du haut de gamme, avec un modèle de vente à l’unité.

Cela ne convient pas forcément à tout le monde. Du coup, on peut aussi avoir envie de se tourner vers des sites collaboratifs, mais cela peut devenir rapidement compliqué. En effet, le réseau est opéré par une multitude d’indépendants qui ont des machines différentes, et donc il faudra faire des réglages différents machines par machines si on ne veut pas un résultat disparate. Et puis autre problème vient du fait qu’avec ce modèle, l’entreprise partage sa propriété intellectuelle.

On peut en savoir plus sur votre offre ?

La Clotoo – L, c’est une imprimante 3D rendue simple d’utilisation et qui est dotée d’un système de coloration breveté qui évite de changer de consommable à chaque fois qu’on veut changer de couleur. C’est également une imprimante rendue sécurisée, puisque les émanations toxiques qui proviennent de l’ABS sont filtrées.

Il suffit de se rendre sur la plateforme d’impression 3D en ligne de Clotoo pour paramétrer puis lancer soi-même son impression en 3D. Ce système vient contrecarrer le problème du partage de la propriété intellectuelle : plus besoin d’envoyer son fichier natif sur le réseau dès lors qu’il est possible d’aller jusqu’à l’ordre de l’impression soi-même.

Notre objectif, c’est de s’insérer entre le haut de gamme détenu par les Américains et le bas de gamme détenu par les Chinois pour créer une véritable offre dans le milieu de gamme.

La plateforme permet donc de piloter son imprimante, mais aussi celles des autres ! En effet,  chaque propriétaire peut décider de rendre sa Clotoo – L utilisable par autrui, et être rétribué pour cela. Le fonctionnement est simple : lorsqu’un utilisateur souhaite lancer une impression, il se connecte sur la plateforme, uploade dans son espace dédié le fichier STL correspondant à l’objet en 3D. Ensuite, l’utilisateur peut éditer le fichier grâce à une application 3D permettant de visualiser l’objet, puis il sélectionne l’imprimante de son choix (elles sont gélocalisables). Le paiement en ligne permet de lancer l’ordre d’impression, et il est même possible d’intégrer des frais de port pour une livraison par colis.

L’idée est de permettre à tous de produire à l’unité ou en série plus vite et à moindre coût.

Ce qui est vraiment disruptif vient du fait que la Clotoo permet le workflow complet, qui va de la conception à la commande, avec l’impression, la distribution, et même la rétribution.

Pour grandir, la jeune pousse a identifié 4 cibles

  • Les bureaux d’études, designers & tous ceux qui dessinent en 3D : Ils sont déjà équipés ou veulent s’équiper d’imprimantes 3D. La solution proposée par Clotoo permet d’amortir le coût d’acquisition de l’imprimante grâce à l’aspect collaboratif de l’application qui permet d’être rétribué quand un tiers utilise votre machine. Ils louent la Clotoo-L et rendent possible le réseau collaboratif.
  • Les multiservices, ou bureaux de tabac : la Clotoo-L constitue une offre de service complémentaire et leur apporte de nouveaux clients par l’application.
  • Les sites internet qui vendent des fichiers pour l’impression 3D : avec l’API de connexion, Clotoo leur permet de vendre l’impression elle même au lieu de vendre les fichiers, qui peuvent être redistribués gratuitement.
  • Les retails spécialisés, comme King Jouet, Cultura… : avec Clotoo, ces enseignes pourront vendre des objets sur leurs sites internet sans les avoir achetés préalablement, les faire produire sur le lieu de vente et faire venir les acheteurs dans les magasins. L’idée est de décupler leur offre sans créer de stock. Ils achètent les machines et des réseaux privés développés pour eux par Clotoo.

La plupart des sources de revenus vient de la vente des imprimantes Clotoo – L. Grâce à un partenariat avec Locam qui opère le crédit bail pour Clotoo, il est possible pour le client de payer en plusieurs fois.

C’est quoi le parcours de Clotoo ?

Fin 2014 : l’idée émerge, avec la volonté de donner la possibilité aux entreprises d’utiliser des imprimantes 3D pour quelque chose de concret.
Mai 2015 : les statuts sont déposés
Septembre 2015 : la start-up s’installe au Carré. Le + du Carré ? La communauté d’esprit avec les autres entreprises, qui sont toutes plus ou moins dans l’IOT.
Par la suite : première love monnaie puis levée de fonds auprès de la BPI et des banques
2016 : la start-up développe le produit et lance sa commercialisation
2017 : 3 imprimantes sont vendues

Aujourd’hui, on est market ready, on est prêts à livrer nos premières machines.


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Accélérateur de start-up post-incubation

Le Carré est un accélérateur de start-up à fort potentiel qui souhaitent accélérer leur développement après une phase d’incubation réussie. L’accélérateur s’adresse au start-up technologiques et plus particulièrement celles qui se lancent sur le marché de l’IoT (internet of things) et des objets connectés.

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Comment vous y prenez vous ?

Aujourd’hui, on a une démarche de fantassin : on est pendus au téléphone, on cherche notre cible de manière classique et ancestrale, comme tous les commerciaux. Pour l’instant, on va chercher des clients de type fablabs, designers, industries légères, bureaux d’études, etc. pour constituer un réseau primordial.

Quels sont vos objectifs et perspectives d’avenir ?

Pour cette année, l’objectif est de vendre entre 30 et 40 machines. En 2018, la jeune pousse aimerait accélérer en ajoutant d’autres matières à imprimer sur son réseau. Elle prépare également une levée de fonds et ambitionne d’aller à l’international en 2019.

En 2019, on souhaite intégrer le marché européen. Notre vision c’est d’avoir un réseau le plus complet, avec des machines qui puissent imprimer dans différentes matières, un peu partout en Europe.

Quelle musique écoutez-vous pour travailler ?

En ce moment, il y a deux choses bien : Territory de The Blaze, et WiFi de D.R.A.M

Quel livre pour une start-up ?

Le père Goriot (1835), de Honoré de Balzac. Vous pouvez commander l’ouvrage ici !

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