“Lyon et Grenoble dans les villes européennes les plus attractives pour les investissements étrangers”. Un article d’Enviscope sur le récent classement réalisé par FDI Intelligence, un des magazines spécialisés du Financial Times.

Aux côtés de Paris, 16e ville la plus intéressante pour les investissements en provenance de l’étranger, Lyon et Grenoble sont les seules villes françaises classées le top 25 des villes européennes du Financial Times.

C’est Londres qui maintient sa position de leader pour les villes et la Nord-Westphalie pour les Régions dans le classement fait par FDI Intelligence, un des magazines spécialisés du Financial Times, qui s’intéresse plus particulièrement à l’attractivité des villes pour les investissements étrangers. Lyon (15e) et Grenoble (17e) sont retenues dans diverses catégories du classement 2014/2015 des villes moyennes d’Europe, en particulier pour la qualité de leur capital humain  et la qualité de vie.

Déjà en 2012

Pour Grenoble, qui fait également partie des 3 villes les plus innovantes retenues par la Commission européenne, c’est une confirmation. Elle avait déjà été retenue dans le top 10 des villes de l’Europe de l’ouest pour la stratégie. Ceci certainement dû au grand nombre d’étudiants que compte la ville et au résultat d’une longue coopération entre la recherche, l’enseignement et l’industrie, supportés par les collectivités locales.

Cet écosystème est d’ailleurs, dans la publication des indicateurs sociaux économiques de 2013 de l’AEPI[1] (Agence économique de promotion de l’Isère), l’une des explications importantes à la performance d’une ville, mais beaucoup plus largement d’une région.


[1] L’écosystème explique selon l’AEPI la performance de l’ensemble :l’industrie, la recherche et la formation travaillent de concert, soutenus par les collectivités territoriales. A chaque révolution industrielle que le territoire atraversé, le triptyque a su se mettre en mouvement et assurer cette dynamique d’innovation. Ce modèle de développement économique a notamment inspiré le dispositif français des pôles de compétitivité qui ont vu le jour en juillet 2005 – dont quatre couvrent aujourd’hui son territoire : Minalogic et Tenerrdis Alexera et Lyonbiopole.

Grenoble s’est par ailleurs dotée d’infrastructures simplifiant et accélérant le développement des innovations : MINATEC dédié aux micro-nanotechnologies, mais aussi Clinatech et Biopolis sur les biotechs-medtechs, PREDIS sur les smartgid et les piles à combustible, Pétale en lien avec l’incubateur GRAIN, etc. Les uns et les autres mettent à disposition des laboratoires et/ou salles blanches, des plateformes de développement, des démonstrateurs, des services, etc. pour faciliter les travaux des équipes de recherche et accélérer le passage de l’idée au produit.

GIANT (Grenoble Innovation for Advanced New Technologies) lancé en 2007, est un campus d’innovation mondial situé sur la presqu’île scientifique grenobloise. Proche du modèle du MIT, GIANT investit plus d’un milliard d’euros pour organiser la collaboration la plus étroite possible entre chercheurs, enseignants, étudiants et industriels afin d’accélérer l’émergence d’innovations en santé, nouvelles énergies et technologies de l’information.

25 000 actifs travaillent dans la recherche. Avec 7,1% d’emplois en conception-recherche, Grenoble compte la plus forte densité d’emplois de chercheurs de France. 1/3 de ces emplois relève de la recherche privée. A cela s’ajoute 8,3% d’emplois ingénieurs, soit la 2econcentration la plus élevée en France après Toulouse (8,5%) et devant Paris (7,7%)

Plusieurs chercheurs ont obtenu les plus hautes distinctions dans leur domaine : 3 prix Nobel de Physique (1961,1970, 1985), 2 prix Nobel de chimie (2009, 2012), 1 prix Turing(2007), 1 prix Blue Planet(2008), 1 prix Draper(2014). Enfin, 7,69 brevets pour 10 000 habitants ont été déposés en 2012.

Le bassin économique concentre pas moins de 5 grands instruments de recherche internationaux : ESRF (European Synchrotron Radiation Facility), ILL (Institut Laue Langevin),EMBL (European Molecular Biology Laboratory), GHMLF (Laboratoire National des ChampsMagnétiques Intenses) et IRAM (Institut de Radioastronomie Millimétrique). Il réunit égalementplusieurslaboratoires de recherche de renommée mondiale dont le LETI, le LITEN, l’IBS, leLIG, etc.Derniers chiffres : Grenoble est une ville résolument tournée vers l’avenir et portée par les jeunes générations. 1 habitant sur 5 est étudiant5, dont 42% dans des filières scientifiques. 10,6% sont des étudiants étrangers, soit le taux le plus élevé de France.

Télécharger le classement sur Enviscope (en bas de l’article)