Nous sommes partis à la rencontre de adooviz, la start-up qui s’est fixé le défi un peu dingo de nous faire aimer le reporting ! Aujourd’hui la start-up adooviz, c’est une équipe de 8 personnes qui travaillent sur une solution de reporting managerial qui s’appelle WeReport.

Rodrigue Le Gall a accepté de répondre à nos questions

Qu’est-ce que adooviz ?

adooviz, c’est un éditeur SaaS spécialisé en amour du reporting.

Un beau challenge puisque cette activité de reporting est souvent peu appréciée : ça prend du temps, on ne sait pas trop à quoi ça sert, ni si ce qu’on écrit sera réellement lu… De l’autre côté, la personne qui reçoit le reporting découvre souvent un document mal formaté, trop complet, avec des informations cachées, etc.

Malgré ce désamour, nous nous rendons compte que le reporting est un mal nécessaire, puisqu’il est souvent essentiel pour prendre une décision.

Partant de là, la start-up a décidé d’agir et de redonner du sens au reporting. L’équipe a développé l’outil WeReport pour nous faire aimer le reporting.

Comment vous y prenez-vous pour nous faire aimer le reporting ?

L’objectif est de redonner un rôle clair à chacun au service de la stratégie d’entreprise.

La start-up veut redonner du sens au reporting dans sa dimension globale, et recentrer l’humain au cœur de l’analyse pour produire du qualitatif.

Aujourd’hui le terme reporting est un peu galvaudé par l’informatique : les data scientists ont pris le pouvoir sur ce mot-là. Le reporting est souvent associé à du chiffre, de la courbe, de l’Analytics, alors que ce n’est qu’une partie de l’activité. Là-dedans, on en oublie le qualitatif : l’appréciation du chiffre ou de la tendance par rapport au contexte et aux objectifs. On en oublie d’où on vient, où est-ce qu’on va et comment on y va.

WeReport, c’est un service web simple d’utilisation qui va faire tenir dans un format A4 des éléments clés comme quel est l’objectif, quels sont les chiffres nécessaires, quels sont les plans d’action, les problèmes et obstacles, les succès rencontrés, etc.

L’avantage de notre outil, c’est qu’on sort du chiffre. On fait un focus sur les éléments contextuels, les plans d’action, on discute de comment atteindre les objectifs.

WeReport apporte donc une structure, permet de remonter des éléments quantitatifs et qualitatifs, tout en poussant les utilisateurs à synthétiser l’information. Le nombre de caractères n’est pas limité, mais le format en une page impose de réfléchir aux éléments importants que l’on souhaite transmettre plutôt que de tout coucher par écrit.

On peut avoir une démonstration ?

Il est possible de commencer à utiliser l’outil WeReport directement sur wereport.io. La période d’essai dure 15 jours. Un chatbot est à votre disposition pour discuter directement avec l’équipe  sur WeReport.io, sinon vous pouvez directement envoyer un mail à Rodrigue !

D’où vient l’idée ?

L’idée vient d’abord d’un feeling. Rodrigue Le Gall nous confie avoir toujours détesté faire son reporting. Mais ayant géré des activités avec des budgets associés relativement importants, il était obligé d’en faire pour piloter ces activités et pouvoir justifier de l’état d’avancement de l’activité vis-à-vis de ses actionnaires.

Malgré les avancées liées à l’informatique, le reporting restait toujours aussi pénible.

Et ce sentiment était partagé par de nombreuses personnes. C’est donc là qu’est né le feeling qu’il y avait quelque chose à faire sur ce sujet.

Ensuite, la start-up organise des focus groups avec Avant-Première

Pour savoir ce qu’il y avait à faire sur le reporting, on a utilisé l’écosystème pour lui demander ce dont il avait besoin. Le Village by CA et French Tech in the Alps-Grenoble nous ont filé un coup de main pour organiser des focus groups dans le cadre du projet Avant-Première.

Cela nous a permis de réunir des personnes dans des positions de middle management, top management et dans l’encadrement, avec des financeurs, des experts comptables, etc.

Lors de ces focus groups, les participants ont été amenés à réfléchir collectivement aux enjeux du reporting et à ce que cela signifiait pour eux, quels étaient les éléments pénibles associés à cette tâche, quels étaient les éléments incontournables d’un reporting utile, etc.

WeReport est sorti de cela. Les focus groups nous ont permis de mettre le doigt sur les peines. Nous nous sommes rendus compte qu’environ 30% des peines étaient centrées autour du chiffre, et 70% l’étaient autour du rapport d’activité.

Les focus groups ont également été l’occasion d’ordonner ces « peines » ou difficultés avec les participants et de faire émerger des idées pour une solution idéale.

Il est ressorti de ces sessions qu’un reporting idéal tenait sur une page, rappelait toujours le contexte et les objectifs et était structuré d’une manière assez simple, avec les objectifs, les chiffres, le plan d’action, les problèmes… Il est également ressorti qu’il fallait favoriser l’interaction rapide entre les co-équipiers et intégrer un peu de social dedans.

Pour plus d'infos sur Avant-Première

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L’équipe

Aujourd’hui, adooviz c’est une équipe de 8 personnes ! Jonathan, Dorian, Fabien et Benjamin sont dans le développement, Alexis et Axel sont sur le business developpement et Julien s’occupe du marketing. Enfin, il y a Rodrigue (CEO), qui fait un peu de tout !

Et la concurrence ?

L’un des consultants stratégiques à qui j’ai montré l’outil m’a fait l’un des plus beaux compliments. Il m’a dit « Rodrigue vous attaquez un marché saturé, mais tu viens de me prouver qu’il est complètement vierge. »

Comme nous le disions, le reporting est souvent assimilé à des chiffres et des courbes. La start-up a du mal à identifier des concurrents puisqu’elle s’intéresse au chiffre, mais également et surtout à la gestion d’objectifs, de plans d’action.

Nous parlons de reporting, mais nous sommes plutôt sur du reporting managérial. Et nous prenons tout le marché à contre-courant car le marché va vers l’intégration complète des systèmes.

En effet, la start-up a pris le parti de ne pas pousser à l’intégration des systèmes, afin de permettre à ceux qui le souhaitent d’utiliser leurs outils habituels. Cela vient de l’observation des pratiques des directeurs commerciaux : ils ont souvent besoin d’extraire les données de leur CRM pour les retravailler sur leur tableur, afin de s’approprier la donnée et produire leur propre analyse qualitative avec laquelle ils se sentent à l’aise. L’objectif de la start-up étant d’abord de redonner du sens et remettre l’humain au cœur, le choix a été fait de ne pas pousser vers l’intégration complète des systèmes. Et c’est ce qui les différencie aujourd’hui.

Le parcours de croissance d’adooviz

La société adooviz a été créé il y a environ un an, mais sur une idéee différente. L’idée sur laquelle la start-up se positionne aujourd’hui est issue d’un pivot. Février 2017 : les focus groups sont organisés par Avant-Première Juillet 2017 : la start-up  commence WeReport depuis une feuille vierge : zéro ligne de code, seulement la feuille de route tirée des focus groups. Début septembre 2017 : adooviz signe son premier client ! La BPI, des investisseurs et des banques se sont engagés pour soutenir la société.

C’est quoi la suite ?

L’équipe a validé qu’il existait un intérêt pour son outil. L’étape suivante est celle du business model et notamment des étapes de conversions. La start-up entend se consacrer sur l’évaluation du coût d’acquisition client et sur la période nécessaire pour rembourser ce coût. L’idée sous-jacente étant d’éviter de s’épuiser à faire venir des clients si le coût d’acquisition se révèle trop élevé pour la start-up, car elle risquerait de perdre de l’argent. Une fois cette étape terminée, la start-up pourra se concentrer sur une stratégie de marketing afin de faire connaître l’outil et attirer des clients.

Des conseils pour les startupers ?

Il faut nécessairement passer du temps à cultiver son réseau dans l’écosystème.French Tech in the Alps-Grenoble et Digital League sont des bons points d’entrée. Par ailleurs, il y a une initiative intéressante du Crédit Agricole avec le Village by CA. L’écosystème constitue une ressource pour de nombreux aspects, et notamment le recrutement.

Au-delà d’aller voir l’écosystème, Rodrigue conseille aux graines de créateurs de parler de leurs projets, car c’est le meilleur moyen de les faire connaître, et d’obtenir des retours. Ces retours sont toujours à pondérer, mais il est nécessaire d’écouter les avis différents, y compris de ceux qui ne vont pas dans le sens que l’on souhaite.

Un livre à nous conseiller ?

Une bande dessinée de Largo Winch ! Car c’est “typiquement un héros des temps modernes”.

 

  Sinon, en ce qui concerne le management, Rodrigue nous conseille “Commencer par le pourquoi”, de Simon Sinek “C’est le livre qui m’a fait le plus évoluer les derniers temps, et il a aussi plu à l’équipe !” nous confie le CEO d’adooviz.

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