Les 1, 2 &3 février se tiendront les Sommets du Digital  à la Clusaz sous la houlette de Xavier Wargnier, Directeur fondateur des Editions Kawa & Co-fondateur de l’événement. Trois jours en immersion totale dans un cadre exceptionnel, 40 speakers et experts qui ambitionnent de partager leur expérience avec les participants, et des conférences à la pointe du savoir faire digital.

Nous avons voulu, en amont de l’événement, partager avec vous le point de vue de ces experts sur la vague French Tech nationale. Qu’en pensent-ils ? De quel oeil voient-ils cette nouvelle donne et cet espoir de dynamisme économique qu’incarnent les startups ? Quels conseils ont-il à donner ? Qu’aimeraient-ils mieux comprendre ? Bref, nous souhaitions ouvrir le dialogue.

Après David Abiker, c’est Emmanuel Fraysse qui a répondu à nos questions. Emmanuel est “digitaliseur” depuis 15 ans, au sein de plusieurs start-ups mais aussi de sa propre agence de conseil en Digital Marketing. Il a rejoint Microsoft France avant de participer à la digitalisation des activités du groupe Infopro Communications. Il est aujourd’hui Managing Director de Digilian (Conseil en Digital Business et Social Media), enseignant à Sciences Po et auteur de plusieurs livres.

Annecy French Tech : Tu reviens du CES de Las Vegas. Quelle est ta réaction face à la “vague startup” qui submerge la France ?

​Emmanuel Fraysse : “Pour la French Tech c’est pareil ! On entend les râleurs dire que ça ne sert à rien, mais c’est tout le contraire, c’est super utile ! La première chose importante c’est déjà d’être fier de ce qu’on est en train de faire. Il faut être fier que les ingénieurs français soient reconnus, il faut être fier qu’il y ait de très bonnes idées françaises. Mais il faut aussi absolument arrêter de se lamenter sur notre sort et de se flageller. Il faut que la France s’améliore et n’en reste pas au stade de l’innovation : il faut que l’on soit meilleurs à savoir transformer ces innovations en business.
Et j’observe un autre phénomène intéressant via la French Tech : aujourd’hui, certains hommes et femmes politiques portent très bien ce message de renouveau et accompagnent véritablement le changement. Maintenant il faut que la France avance sur un gros sujet : le financement de ses start-ups. L’accès au capital est un facteur clé de succès sur lequel la marge de manœuvre est énorme afin de faire passer les start-ups au stade ETI.”

Annecy French Tech : Pour toi c’est quoi l’esprit startup ?

​Emmanuel Fraysse : “Premièrement, ce n’est pas lié à une taille d’entreprise. Effectivement, au CES on a pu voir la déferlante des startups, mais il y a aussi les grands entreprises qui sont maintenant touchées par cette vague et cet esprit. Parce qu’il s’agit bien d’un état d’esprit. Je trouve que le mantra de Facebook “Bouger vite pour casser des choses” est très juste. Dans une startup, on n’est pas là pour accepter les règles, on est là pour les changer et faire évoluer les choses. Je ne parle pas de disruption absolue mais, l’esprit startup, c’est faire bouger les choses, et c’est aussi “Fail fast, succeed faster” . En France on a peur de l’échec, et c’est dommage, parce que c’est aussi comme ça qu’on avance.”
Merci Emmanuel, et à bientôt aux Sommets du Digital à La Clusaz !

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