Le 13 novembre dernier, les membres de l’association Digital Grenoble ainsi que les 325 souscripteurs au capital de la SCIC se sont réunis en Assemblée générale extraordinaire afin d’acter la transformation de l’association en société coopérative d’intérêt collectif.

Après un bilan des premières actions de Digital Grenoble à l’issue de cette première année de labélisation French Tech, l’Assemblée des sociétaires a élu le comité exécutif de la société, composé de 7 entrepreneurs, pour les deux années à venir.

Un an de French Tech : bilan et perspectives

[mks_toggle title=”Le discours de Jean-Pierre Verjus” state=”close “]

Chers amis de Digital Grenoble,

Nous voilà réunis pour un moment important de Digital Grenoble, à savoir

  • sa transformation en SCIC
  • l’élection de son nouvel exécutif pour 2 ans

Nous allons procéder en 2 temps imposés par la problématique de la transformation d’une association loi 1901 en une Société Coopérative d’intérêt collectif

  • le premier temps concerne les membres de l’association ; il est de pure forme administrative et concerne la dissolution de l’association et le transfert de ses actifs à la SCIC
  • Le second temps concerne les 325 sociétaires de la SCIC avec comme objectif
    • Le choix d’un exécutif
    • La désignation du Président
  • J’insiste sur l’esprit de la SCIC articulé autour de :
    • une équipe exécutive homogène d’au plus 7 membres (pour pallier à la relative lourdeur d’un bureau et d’un CA de Loi 1901) au profit d’un exécutif agile et efficace
    • un contre pouvoir (Conseil de surveillance et Conseil Territorial du Numérique) représentant au contraire tout l’écosystème

J’aimerai vous présenter auparavant un bilan de notre action et un message à l’assemblée des nouveaux actionnaires de la SCIC.

L’aventure a démarré en 2011 lorsque la Métro m’a missionné sur le thème du logiciel. Depuis cette date, j’ai rencontré plus de 500 acteurs (institutions, grandes entreprises, ETI, PME, Startups, Enseignement Supérieur, Recherche, Tissus associatif) et échangé plus de 50 000 mails (50 000 est le nombre de ceux que j’ai conservés). C’est ce qui a créé au fil des ans la communauté du numérique grenoblois qui nous a amené par exemple à proposer l’élargissement du périmètre thématique de Minalogic, le rapprochement entre Grilog et Cluster Edit et la transformation de l’ensemble en cluster Numérique, l’installation de spécialistes du logiciel sur le campus Giant et, pour terminer la labellisation de Grenoble comme Métropole French Tech.

Au moment où je vais quitter mes fonctions de Président, je veux donc remercier ce demi-millier de personnes qui constituent un « capital immatériel » exceptionnel.

Derrière ces personnes, il y a toujours des institutions qui nous ont soutenus :

  • Grenoble Alpes Métropole – notre seul support financier à ce jour et ses dirigeants politiques ou fonctionnels
  • La CCI de Grenoble – notre plus gros contributeur en capital – son Président et ses cadres,
  • Grenoble Angels, Minalogic, Clust’R Numérique, l’AEPI, leurs Présidents et cadres, et tous les autres partenaires de l’association et maintenant sociétaires de la SCIC,
  • La Région Rhône-Alpes qui nous a amené des crédits d’investissement pour le Totem, et Le Grésivaudan qui m’a confirmé sa volonté de nous soutenir

Il y a aussi des grands groupes qui ont signé la charte SBA ou qui comme ORANGE et HP se sont engagés financièrement, le premier sur le Totem, le second sur notre projet d’Ecole Digital Grenoble

Il y a les universités et les organismes de recherche qui ont ou vont adhérer comme sociétaires ou qui, comme le CEA m’a annoncé, c’était hier, qu’il s’engageait à supporter financièrement notre entreprise

Il y a les technopoles comme Inovallée, mais aussi Savoie Technolac, des associations comme Digital Savoie, Annecy Vallées du Numérique, Savoie Mont Blanc Angels.

Il y a aussi le mouvement associatif, je pense entre autres au CCSTI et à ceux qui figurent déjà dans notre liste de sociétaires.

Et enfin, il y a les hommes et les femmes qui se sont impliqués – 10 000 heures de leur temps, c’est ça le capital immatériel que j’ai évoqué tout à l’heure.

Parmi eux, je veux remercier plus particulièrement Daniel Pilaud et André Meyer, compagnons de route informatique de longue date, et présents dès les premiers jours en 2011 ; Eric Pierrel qui nous a rejoint très vite au moment où nous plaidions pour l’élargissement thématique de Minalogic, Pierre Blangero pour la transformation de Grilog en Clust’R Numérique ; puis très vite, dès le lancement de notre candidature French Tech : Laurent Ponthieu (M. International),

Laurence Ruffin  (inspiratrice de la SCIC), Christophe Mathevet (l’animateur infatigable, l’entrepreneur au service des entrepreneurs … et de Digital Grenoble), Jonathan Bonzy et Mathieu Genty (le lien avec les startupers), Renaud Cornu-Emieux (les réseaux sociaux) et Didier Chaminade (co-artisan du Totem) ; puis plus récemment encore, mais avec quel enthousiasme : Philippe Rase, Jacques Clay, Ralf Gathmann et Boris Saragaglia

La SCIC a rassemblé un capital financier non négligeable – et ce n’est pas fini – mais ce capital là n’est rien au côté du capital immatériel que je viens d’évoquer.

J’ai eu récemment la chance d’assister à une rencontre de 50 décideurs sur ce thème, avec comme animateur prestigieux Cedric Villani et Daniel Kawka. L’un a évoqué le capital immatériel des mathématiciens formés à l’ENS ULM, l’autre celui d’un orchestre réputé. Dans les deux cas, la valeur de ce capital est difficilement mesurable, mais la marque qu’il constitue a une valeur incommensurable.

Digital Grenoble n’est pas encore une marque de ce calibre, j’espère qu’elle l’est en devenir, il faut être patient, c’est un objectif à dix ou vingt ans. Le label qui nous a été accordé en est une première manifestation. Il nous faut le conserver, c’est à notre portée. Une marque est la transcription d’une confiance : la confiance que nous accorde ceux qui nous l’attribuent et lui accorde du crédit, la confiance que vous tous avez en ceux qui l’incarnent. Daniel Kawka soulignait que chacune des prestations de son capital immatériel – à savoir son orchestre – enrichissait sa marque et que sa seule martingale était : que chacun dans son orchestre s’efface au profit du tout.

C’est dans cet esprit que je vais m’effacer de la Présidence de Digital Grenoble, en proposant à ceux qui, je l’espère, seront en charge de l’exécutif, d’apporter  encore ma contribution pour quelques mois :

  • pour faire le travail de base – avec Loris Nicolas dont je souligne le travail remarquable – en attendant le recrutement du futur Délégué Général
  • pour préparer notre audit de re-labellisation devant le ministre de l’économie et du numérique en Décembre/janvier
  • pour travailler au dossier d’élargissement du label French Tech au sillon alpin.

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[mks_button size=”large” title=”Revoir la présentation du bilan, découvrir le nouveau projet et les principes de fonctionnement” style=”squared” url=”https://digital-grenoble.com/wp-content/uploads/2015/11/Présentation-DigiGre.pdf” target=”_self” bg_color=”#ff3366″ txt_color=”#FFFFFF” icon=”fa-refresh” icon_type=”fa”]

Le Comité exécutif de Digital Grenoble

  • Jonathan BONZY
  • Christophe MATHEVET
  • Eric PIERREL
  • Daniel PILAUD (Président)
  • Laurent PONTHIEU
  • Laurence RUFFIN
  • Boris SARAGAGLIA

Le Comité exécutif s’appuiera sur des leaders de projets, qui ont dores et déjà manifesté leur volonté de s’impliquer au sein de Digital Grenoble :

  • Pierre BLANGERO
  • Didier CHAMINADE
  • Jacques CLAY
  • Renaud CORNU-EMIEUX
  • Ralph GATHMANN
  • Mathieu GENTY
  • Rodrigue LE GALL
  • André MEYER
  • Philippe RASE

Une équipe permanente

  • Jean-Pierre VERJUS, Délégué général par intérim
  • Loris NICOLAS, Chargé de la coordination opérationnelle

Un nouvel élan – Devenez acteurs de l’écosystème, proposez des projets

La notion de projet est centrale dans le fonctionnement de Digital Grenoble. La systématisation de ce fonctionnement sera la clé de la réussite. Si de nombreux projets sont d’ores et déjà identifiés, voire prêts à démarrer, un crowdfunding permanent des idées et des ressources (temps de travail et compétences) permettra d’en déployer de nouveaux et de mobiliser le plus d’acteurs possible dans une dynamique inclusive.

Une plateforme vient d’être mise en ligne afin de permettre à tous les acteurs de l’écosystème, associés ou non, de proposer des projets ou de s’impliquer.

Une mise en place prochaine du Conseil de surveillance et du Conseil Territorial du Numérique

Les statuts de la SCIC Digital Grenoble prévoient un Conseil de Surveillance (9 membres) ainsi qu’un Conseil Territorial du Numérique. Leur mise en place interviendra début 2016, lors de la prochaine Assemblée générale.